Transcription
Bonjour à tous! Je suis heureux d’être ici aujourd’hui avec le greffier du Conseil privé, M. Michael Wernick. Monsieur Wernick, je vous souhaite la bienvenue. Merci beaucoup d’être venu nous voir à l’École de la fonction publique du Canada et d’avoir pris le temps, malgré votre journée très chargée, de nous faire part de vos points de vue sur l’analyse comparative entre les sexes plus, ou ACS+. En tant que greffier, pouvez-vous nous faire part de votre point de vue sur la façon dont nous, en tant que fonction publique, pouvons nous assurer de mieux appliquer l’ACS+?
Je suis très heureuse d’être ici pour parler de ces questions. Je pense que, pour être clair, la fonction publique est composée de personnes, d’êtres humains. Et les êtres humains ont leur façon de penser aux problèmes, de voir le monde, d’interpréter ce qu’ils voient et de prendre des décisions pleines de préjugés conscients et inconscients, de réflexes, etc. L’ACS+ nous donne l’occasion de faire preuve de plus de rigueur pour les repérer, les identifier et les atténuer afin que nous puissions aborder la conception des programmes, des politiques, des règlements et des décisions d’approvisionnement et avoir de meilleures chances d’obtenir les résultats que nous recherchons.
Existe-t-il un moyen de déterminer quel organisme fédéral est véritablement responsable de l’application de l’analyse comparative entre les sexes? S’agirait-il des ministères, des organismes centraux ou de Condition féminine Canada? Je pense que presque tout le monde a un rôle à jouer. Pour les personnes qui élaborent des politiques et qui travaillent dans des ministères ou des organismes bien avant qu’une proposition ne soit soumise au Cabinet, il existe des moyens d’appliquer l’analyse. Certes, pour ceux qui ont des fonctions de remise en question dans les organismes centraux, c’est une façon de poser les bonnes questions, de tester ou d’ajuster les propositions, etc. Mais même dans les organisations très opérationnelles qui décident de l’uniforme à acheter pour la GRC, etc., il y a des implications. Elles sont souvent plutôt subtiles ou cachées, mais presque tout le monde peut en bénéficier.
Vous soulevez un très bon point. Et je suppose que pour nous ici à l'École de la fonction publique du Canada, je me demande ce que nous pouvons faire de mieux pour nous assurer que tous ces rôles sont bien compris et que tout le monde peut s'assurer que nous appliquons l'ACS+ comme vous l'avez souligné. Eh bien, c'est un sujet en évolution, et les gens apprendront au fur et à mesure, et nous développerons le type de techniques. Je suis certainement persuadé qu'une grande partie de cela peut être enseigné et appris, et donc notre établissement d'enseignement peut jouer un rôle important pour atteindre les fonctionnaires, que ce soit en ligne ou en classe. Les commentaires des personnes qui viennent à l'École ou qui l'utilisent permettront simplement d'améliorer le matériel didactique dans les années à venir.
Prenons un scénario dans le futur. Imaginons que nous soyons en 2030. Pour l'analyse comparative entre les sexes, quelle est, selon vous, la voie à suivre pour l'avenir de l'ACS+ et comment pouvons-nous façonner les politiques publiques et, par la suite, nos programmes et services à l'avenir ? C'est une très bonne question. Je pense que la pratique et l'analyse doivent évoluer avec le pays et la société. L'importance ou le profil des enjeux changent. Même au cours de ma carrière, on met heureusement beaucoup plus l'accent sur la réconciliation avec les peuples autochtones. La façon de penser les enjeux LGBTQ et les différents types de diversité est complètement différente d'il y a 20 ans. Le véritable art de l'analyse sera l'intersection de toutes ces composantes de la diversité. Ce n'est pas simple. Nous ne sommes pas un pays simple, nous sommes un pays extrêmement complexe, extrêmement diversifié, et nous allons continuer à changer à l'avenir. Nos gouvernements doivent donc non seulement suivre ces tendances, mais aussi faire preuve de leadership.
Avez-vous des conseils à donner aux fonctionnaires qui nous regardent aujourd'hui à propos de l'ACS+? Je ne peux que souligner l'importance d'être plus attentifs et plus conscients des hypothèses, des préjugés et des préjugés que nous appliquons dans notre travail. Ainsi, qu'il s'agisse de l'ACS+ ou d'autres aspects, nous ne devons jamais nous sentir trop à l'aise; nous devons écouter et réfléchir à la façon dont nos lois, nos politiques et nos programmes sont perçus par les Canadiens. Nous devons toujours essayer d'obtenir cette rétroaction, et cela nous permettra de mieux les servir. L'expérience utilisateur est très importante.
Je pense que je suis tout à fait d'accord avec vous. C'est tout ce que nous avions à vous dire aujourd'hui, monsieur Wernick. Merci d'être venu aujourd'hui pour nous parler de l'analyse comparative entre les sexes plus. Merci beaucoup.
